mardi 16 juin 2009

Le Quintus à l’honneur aux " Syrah du Monde "

Ils étaient vingt sept sur la ligne de départ.
Vingt sept pays qui présentaient leurs meilleures cuvées de Syrah.
Le Quintus 2005 du Château de Gourgazaud a franchi la ligne d’arrivée avec brio et obtenu une belle médaille d’or pour notre grande fierté.
La confrontation qualitative des Syrah du Monde sous l’égide de l’Association Forum Oenologie s’est déroulée les 28 et 29 mai 2009 au Château d’Ampuis, capitale des prestigieux Côtes Rôties et a réuni les plus grands experts internationaux.

Mais que sait-on de ce cépage ?
La légende raconte qu’au XII siècle, un chevalier français nommé Henry Gaspard rentra épuisé des croisades et s’installa dans ce qui est aujourd’hui la région d’Hermitage dans le nord de la vallée du Rhône. Il ramena avec lui quelques boutures de vignes qu’il avait trouvées dans la ville de Shiraz en Perse, et leur donna comme nom de cépage celui de Syrah. Il les planta et avec le temps elles se transformèrent en vignoble.

Mais la science nous dit que le cépage Syrah-Shiraz est en fait une variété française indigène.
Le débat reste ouvert !
Pour les œnophiles, l’Hermitage est la quintessence de la Syrah.
Il est plus difficile de faire un grand vin avec ce cépage qu’avec tout autre, la vigne exige des efforts. Lorsque la décision fut prise au Château de Gourgazaud d’implanter ce cépage il y a plus de 30 années nous avons sélectionné les terroirs adéquats, limité délibérément les rendements et conduit une fermentation longue pour préserver tous les arômes.
Le Quintus 2005, vin de garde à la production limitée est le fruit d’un millésime exceptionnel et d’une sélection rigoureuse de parcelles. Sa belle robe rubis intense dévoile un nez puissant de fruits confits, pruneaux, figues et cerises rouges.
Accordez-lui un long carafage avant de le proposer aux puissants gibiers et aux fromages affinés.

lundi 8 juin 2009

"Tuez les tous! Dieu reconnaîtra les siens!"

Surplombant les gorges de la Cesse et du Brian, la Cité de Minerve domine les canyons asséchés de son éperon rocheux.
Etape incontournable des randonneurs et géologues de tout poil, elle fut le théâtre d'un célèbre massacre dont les pierres se souviennent encore : La Croisade des Albigeois.

Le nom d’Albigeois désignait en France au XIIIème siècle non seulement les Cathares mais tous ceux qui prêchaient la liberté de conscience et s’écartaient des canons de l’Eglise.
Les Albigeois se donnaient eux-mêmes le nom de Cathares (= Purs).

Emanant d’une religion dualiste venue d'Asie Mineure, le catharisme condamnait l'Eglise romaine et sa hiérarchie.
Loin des strass et des paillettes chrétiennes, ils vivaient de chasse et de cueillettes sauvages et pauvres parmi les pauvres menaient une vie d’ascète.
En effet, alors qu'à cette époque l'Eglise étalait sa richesse et que bien des prêtres menaient une vie dissolue, les Cathares devinrent vite un réel danger pour l'Eglise et le Royaume.
Le Pape Innocent III avec l'appui du Roi de France prêcha contre ces hérétiques en 1209 une croisade (dite des Albigeois), croisade qui durera un demi siècle.

"Tuez les tous! Dieu reconnaîtra les siens!"

En 1210, Simon de Montfort, chef militaire de la croisade, décida de prendre la Cité de Minerve réputée inexpugnable. Faisant placer des catapultes et trébuchets autour de la place forte, il ordonna sa destruction.
Le seul point d’eau de la cité, le puits Saint Rustique rendu inutilisable, le manque de vivres et la chaleur contraignirent rapidement le Vicomte Guillaume de Minerve à capituler.
Les croisés ne laissèrent d’autre choix aux Cathares réfugiés à Minerve que de se convertir.
Refusant d’abjurer leur foi qui leur laisserait la vie sauve, 140 Cathares furent condamnés au bûcher. Minerve fut le premier bûcher collectif du début de la croisade.

La troupe de Simon de Montfort s’étant divisée en deux, son lieutenant prit la direction de La Livinière.
Il passa sur les terres du Château de Gourgazaud, mais fut arrêté par la troupe du Général Sancel. Une terrible bataille eut lieu au milieu des vignes appelées depuis « vignes des morts ».
D’après la légende, le sang coulait tant dans le ruisseau en contre bas, qu’on lui donna le nom de « rec de la sang » ou ruisseau du sang.

Rassurez-vous, c’était il y a bien longtemps et le sang ne coule plus. Les vignes du Château de Gourgazaud ne font plus couler que de jolis vins que nous vous invitons à venir déguster en passant par l’un des plus beaux villages de France, la Cité de Minerve !

lundi 1 juin 2009

Roland Garros 2009


Aujourd'hui j'écris un petit billet en témoignage d'amitié à la joyeuse joueuse de tennis Janette Husarova, que j'ai eu la chance de recevoir cette année à la Villa Escudier lors du tournoi de Roland Garros. Cette épicurienne artiste de la raquette affiche à son palmarès des victoires prestigieuses telles que la Fed Cup, le tournoi WTA et l'US Open.

Bravant mon inculture tennistique chronique, Janette m'introduit dans les coulisses feutrées de Roland Garros. Tous, partenaires de jeu, coach et joueurs lui témoignent une véritable et sincère amitié : j'ai à mes côtés la joueuse la plus sympa du tournoi !

Comme une petite souris et grâce à mon invitation VIP je me retrouve assise à la "players's box" du cour Philippe Chatrier. Les petits ramasseurs de balles arrivent tout autour du terrain, les juges de lignes se tiennent immobiles et silencieux derrière et sur les côtés, l'arbitre domine le terrain de son siège, les photographes pointent leurs objectifs sur Serena Williams au service... Un silence religieux règne dans les tribunes, quand soudain mon voisin d'accoudoir lance un "come on girl!" qui me sort de ma rêverie : j'ai à mes côtés Papa Williams ! Le match commence et pour être honnête je suis trop occupée à regarder tout ce qui se passe autour pour suivre les rebonds de la balle. Heureusement Papa Williams est là pour me rappeler à quel moment applaudir. Bien disciplinée, je frissonne à l'unisson lorsque l'américaine et son adversaire ont un échange très rapide au filet. Miss Williams expédie l'espagnole Virginia Ruano Pascual au deuxième tour, l'issue est heureuse...!

Mon meilleur souvenir reste une conversation avec Janette, qui me confia que le sport pratiqué à un tel niveau est un engagement quotidien qui demande persévérance et sacrifice. Quel point commun y a t-il entre le sport à haut niveau et la culture de la vigne ? La passion qui les anime. Car ce sont bien des matchs qui se jouent au quotidien à Gourgazaud face aux caprices climatiques et aux chambardements de l’air du temps.

Souhaitons à Janette un très heureux anniversaire avec une des bouteilles du Chateau de Gourgazaud que je lui ai offerte, encore une occasion de sortir le tire-bouchon !

samedi 16 mai 2009

Coup de Coeur au Québec par Alain Lebel



Au coeur de l'appellation Minervois, au beau milieu de son vignoble d’une superficie de 100 hectares, le Château de Gourgazaud nous propose, avec cette cuvée 2007, un remarquable rapport qualité-prix. Plus engageant que jamais, ce vin rouge frais et ramassé, issu d'un assemblage de Syrah et de Mourvèdre, se pare d'une robe très foncée tout en se distinguant par d'invitants arômes de griotte, de pruneaux, d'épices et de fleurs. On apprécie particulièrement son intéressante masse de fruits adéquatement équilibrée par une bonne acidité, qui apporte de cette façon une superbe impression de fraîcheur en bouche. Les tanins sont souples et les flaveurs s'attardent sur une jolie longueur nous laissant ainsi le temps de profiter pleinement de ce vin gorgé de fruits et empreint du soleil du sud de la France.
Dégourdir en carafe 15 minutes et servir à 17 °C. Il s'agencera tout à fait avec le magret de canard grillé, les hamburgers, le carré de porc aux tomates confites, ou avec le poulet grillé.

découvrez tous les coups de coeur d'Alain Lebel sur :

mercredi 22 avril 2009

Mon voyage au Canada


Courant mars, c’est au Pied du Courant que je suis allée rendre visite à mes amis Québécois.

Le Pied du Courant : un bâtiment historique à plus d’un titre. Le célèbre édifice de Montréal doit son nom à sa situation géographique : le Saint-Laurent déploie en effet son courant majestueux au pied du bâtiment !

Le Pied du Courant est un édifice patrimonial qui fut construit en 1835 afin de remplir la fonction de prison, vocation qu’il assuma jusqu’en 1912. L’ironie du sort veut que ce bâtiment abrite ensuite le siège de la SAQ (Société des Alcools du Québec)… dont les quais voient débarquer depuis 35 ans les caisses de vin du Château de Gourgazaud.


Petite histoire de la Société des Alcools du Québec… la SAQ

1898 : Non à la Prohibition ! Le gouvernement canadien organise un référendum sur la prohibition de la vente d’alcool dans l’ensemble du pays. La Province de Québec rejette le principe de la prohibition en votant non à une forte majorité.

1918 : Oui à la Prohibition, mais… Revenant à la charge sous la pression des bien-pensants, le gouvernement du Québec adopte une Loi sur la prohibition totale de la vente d’alcool, avec effet au 1er mai 1919.

1919 : la Prohibition limitée. A nouveau consulté sur l’application de cette Loi sur la Prohibition, une majorité de Québécois vote en faveur de la liberté de vente du vin, de la bière et du cidre… La prohibition est ainsi partiellement vidée de son aspect répressif, permettant au Québec de devenir le seul état, tant au Canada qu’aux Etats Unis, où la prohibition n’est pas totale.

1921 : la tempérance plutôt que l’abstinence ! Dans un contexte nord-américain encore favorable à la prohibition, le gouvernement du Québec choisit une solution originale : la tempérance plutôt que l’abstinence, et crée la Commission des liqueurs de Québec. Quelle bonne idée pour nous qui avons pu ainsi faire découvrir à nos cousins québécois nos vins du Château de Gourgazaud.

1926 : ouverture du premier magasin. Les premiers magasins ressemblent à des confessionnaux avec leur comptoir grillagé. Les bouteilles enveloppées dans un papier spécial, sont hors de la vue des clients, et il faudra attendre...

1970 : pour que la Régie des alcools du Québec ouvre son premier magasin libre service.

1971 : création de la Société des Alcools du Québec. Le gouvernement crée en septembre deux entités juridiques : la Société des Alcools du Québec et la commission de contrôle des permis d’alcool. La Société hérite de la Régie, de 2600 employés et de 251 succursales.

Mon voyage se poursuit en Ontario ... "Ut incepit fidelis sic permanet" (Fidèle elle commença, fidèle elle restera). Telle est la devise de l’Ontario, que nous faisons nôtre, car voici plus de 35 ans aussi que le L.C.B.O (Liquor Control Board of Ontario) et le Château de Gourgazaud commercent ensemble. L'origine du mot Ontario vient de la langue huronne dans laquelle il signifie « belle eau scintillante ». Mais il ne s’agissait pas d’eau cette fois-ci, mais bien de vin. Du Vin au Divin, il n’y avait qu’un pas à franchir ou plutôt une syllabe ! A Toronto, c’est dans une église construite en 1871, The Berkeley Church, que plus de 400 invités sont venus déguster non pas le vin de messe, mais les vins du Château de Gourgazaud. Ambiance assurée... dans un recueillement partagé par nombre d'amateurs et de curieux, cheers !

dimanche 12 avril 2009

L’omelette de Pâques


Plus qu’une recette, l’omelette de Pâques est une tradition en Minervois.
Ce plat est synonyme de fête (encore une !), et de bon repas après les restrictions imposés par le carême et l’hiver. C’est l’occasion de se retrouver en famille, et au Château de Gourgazaud, nous la mangeons avec des asperges sauvages cueilllies dans la pinède qui surplombe le Domaine.

Il faut d’abord identifier l’aspargagus, puis vous n’avez plus qu’à suivre la tige jusqu’à la racine, et vous découvrez une asperge sauvage.

Son goût est inégalable et sera sublimé par un Viognier du Domaine de Gourgazaud.

Et puis qui sait, peut-être aurez vous la bonne surprise de découvrir aussi quelques œufs de Pâques !

Galerie sur Cour - Galerie sur coeur





Le château de Gourgazaud sera à la fête à la Galerie sur Cour qui se niche dans une longue cour pavée que 20 années ont rendue de moins en moins minérale au point d’en faire un enchevêtrement de chèvrefeuille, vignes, arbustes en tous genres.

Dans cette cour une galerie secrète, qui aléatoirement déplie une toile à l’aplomb de son porche où s’inscrivent en lettres verticales les noms d’artistes du moment. Vingt années et plus d’amitié lie le Château de Gourgazaud et le directeur artistique Pascal Perquis. Il se murmure à Paris qu’il est d’ailleurs le meilleur ambassadeur du Château de Gourgazaud !

Pascal Perquis présente du 1er au 14 mai 2009 Gianluigi Toccafondo : une série inédite de peintures sur papier s’intitulant «Cahier d’école», alors venez nombreux admirer le travail de l’artiste autour d’un verre de vin du Château de Gourgazaud.
Galerie sur Cour. 12, rue Popincourt 75011 Paris http://www.galeriesurcour.com/



2009 sera encore plus vert !



Il y a plus de 150 ans, au Château de Gourgazaud, l’entretien des vignes était assuré à l’aide de chevaux. Ils passaient et repassaient dans les vignes et contribuaient déjà à la culture biologique sans le savoir, comme Monsieur Jourdain dans le Bourgeois Gentilhomme de Molière disait de la prose sans le savoir : « Par ma foi ! Quarante ans que je dis de la prose sans que j’en susse rien, et je vous suis le plus obligé du monde de m’avoir appris cela ! ».

La machine et le tracteur ont remplacé les chevaux, mais la méthode culturale reste la même. Quel drôle de nom que celui de décavaillonneuse ! Décavaillonner dans les vignes consiste à labourer de façon à refendre le billon ou (cavaillon) formé par un labour précédent entre les pieds de vignes.

Au Château de Gourgazaud, nous sommes fiers de cette nouvelle recrue qui participe au respect de l’environnement. (Voir ou revoir sur notre blog 2008 sera + vert). Fini le désherbage chimique, fini les fumures minérales, «rien que» des fumures organiques par épandage de compostage végétaux. Que du bonus pour notre planète et pour les vins du Château de Gourgazaud.

Et puis si vous n’avez pas tout compris, regardez la démo de ce petit film... attention c'est très rapide !



video

mardi 17 mars 2009

Le Quartet Maulus à encore frappé !



Souvenez vous, Le Quartet Maulus, cette formation professionnelle qui regroupe 4 musiciens unis par l'amitié et le talent, était venu pour notre plus grande joie faire ripaille en musique au Château de Gourgazaud (voir ici en novembre 2007).

Cette fête des plus animée autour d'un cochon farci (tiens déjà le cochon!), est restée inoubliable dans l'esprit de l'équipe du Château de Gourgazaud.

"MAULUS EN LIBERTE" n'est pas un nouveau virus informatique et vous pouvez contribuer à son développement et à sauver la planète en
cliquant ici 
pour l’écouter


Consommez cet album sans modération avec un bon verre du Château de Gourgazaud.


jeudi 19 février 2009

La fête du cochon


Les mois de janvier et février, c’était la fête du cochon au village. Chaque semaine, une famille tuait et préparait son cochon, il devait peser 200 à 300 kilos.
La fête du cochon est inexplicable, il faut la vivre.
Cette histoire du cochon est celle racontée par Madame Roux qui vécut et travailla au Château de Gourgazaud avec son mari qui en occupait la fonction de régisseur.

« A 8 heures, sept hommes forts devaient tenir ferme le cochon…On le saignait et le nettoyait.
A neuf heures, on prenait le petit déjeuner, et à dix heures on suspendait le cochon pour la découpe.


Dans la maison cinq femmes faisaient les boudins, les saucisses, les pâtés et les fritons. Elle salaient et poivraient les jambons, les enroulaient dans des draps blancs et les enfermaient dans des caisses de cendres très fines.



Dans un grand chaudron de cuivre les morceaux de viande cuisaient dans leur graisse puis, à grand renfort de sel, on remplissait dans la douzaine de pots de grès marron les bonnes préparations gourmandes.



Le lendemain, le chef de famille disposait tous ces pots lourds sur la laisse…… .
Tous les soirs, voisins et amis qui travaillaient le cochon mangeaient ensemble.
Les hommes jouaient aux cartes pendant que les femmes faisaient la vaisselle.
Aux douze coups de minuit l’un d’entre eux se mettait à raconter une histoire.



J’oubliai de vous dire que nous enfants, nous faisions la distribution d’une côtelette et d’un morceau de boudin aux malades, à l’instituteur, à Monsieur le Curé et à Monsieur le Maire.
Cette fête en plein hiver avec le froid, la neige et le verglas était pur bonheur. »



Au Château de Gourgazaud, nous ne tuons plus le cochon mais nous savons toujours apprécier côtelettes de porc, saucisses ou boudins. Nous les faisons griller sur des sarments de vignes qui donnent à la viande ce petit goût inimitable que accompagnons d’une Cuvée Mathilde ou d’un Gourgazaud Junior. Faites comme nous !

mercredi 4 février 2009

La chandeleur

Janvier s’est terminé sous la tempête, mais la taille au Château de Gourgazaud a avancé envers et contre tout.
Nous sommes ces navigateurs qui conduisent leur barque aussi bien sous ce grand vent froid et sec qu’est le Cers, que par ce vent dit Marin chargé de pluie bénéfique.

Février a pointé son nez, et dans les caves du Château de Gourgazaud, notre secret bien gardé va se sublimer.
C’est l’heure de déguster les vins nouveaux et de choisir ceux qui seront élevés en barriques de chêne.
Les nouveaux fûts piaffent devant l’entrée du caveau alors que les vieux, leur mission achevée, partent pour de nouvelles aventures.

12 mois d’élevage, 12 mois de patience où, jour après jour, l’alchimie générée par cet échange entre le vin et le bois offrira un vin généreux et légèrement vanillé qui ravira vos papilles.

En attendant, faîtes sauter les crêpes sans modération et ouvrez une bonne bouteille de Chardonnay ou de Sauvignon du Domaine de Gourgazaud.
Mais attention, prenez soin de garder la première crêpe confectionnée dans une armoire pour qu’ainsi la prochaine récolte soit abondante.

lundi 22 décembre 2008

Bonne et heureuse année 2009

Mais oui, vous êtes bien au Château de Gourgazaud !

Endormie la Nature sous son beau manteau hivernal.
Endormis le vrombissement des abeilles et le chant des cigales.
Mais endormis pour mieux se réveiller au printemps pour notre plus grand plaisir.

Amis de tous bords du Château de Gourgazaud, : de France, du Québec, d’Allemagne, du Japon, d’Irlande, d’Angleterre, de Belgique, du Luxembourg, d’Ontario, du Nouveau Brunswick, de Nouvelle Ecosse, des Etats-Unis, d’ Afrique du Sud, de Tchéquie, des Pays Bas, de Malte, de Norvège, de Suède, d’ Australie, d’Ecosse et de Navarre, ensemble partageons le coup de l’étrier, ce dernier verre de vin de l’année 2008.
Coup de l’étrier, mais aussi coup de l’amitié, de la fraternité, auxquels nous ajoutons nos coups de cœur de l’année 2008.

Vignerons inspirés que nous sommes, ne tombons pas dans la mélancolie, et trinquons avec vous et « avec modération »
Toute l’équipe du Château de Gourgazaud vous souhaite de bonnes et heureuses fêtes de fin d’année.

A l’année prochaine …

vendredi 5 décembre 2008

Nos vendanges 2008

Au Château de Gourgazaud, une nouvelle année vigneronne prend fin.

Quelques mots clefs ont illustré ces vendanges 2008 : bleu pétrole, tranquille, petit déjeuner, millésime exceptionnel !!


Sous le signe de l’innovation, notre nouvelle machine à vendanger « bleu pétrole », d’une précision démoniaque avec son égreneuse, n’a récolté que les grains dorés à souhait, délaissant rafles et feuilles sur les vignes

Les vendanges, « tranquilles » comme on dit ici en Minervois, ont laissé chaque parcelle mûrir l’une après l’autre, permettant en cave d’apporter toute l’attention requise à la spécificité de chaque cépage.
La récolte des blancs a rimé avec « petit-déjeuner à l’ancienne » : saucisse et ventrêche grillées, saucisson et jambon de montagne. Les raisins blancs, apportés à la cave du Château de Gourgazaud dès 4 heures du matin, ouvrent l’appétit de nos hommes et de nos femmes !

Au Château de Gourgazaud le millésime 2008 s’annonce exceptionnel.
L’été chaud, les nuits fraîches, les petits rendements et la vendange parfaite donneront des vins soyeux et tout en finesse…

Maintenant, il reste au gardien de la cave, à surveiller les fins de fermentations, à sélectionner les cuves et préparer les assemblages.

Alors, encore un peu de patience et vous pourrez bientôt déguster avec nous les vins du nouveau millésime du Château de Gourgazaud.

mardi 18 novembre 2008

Salon des Vins des Vignerons Indépendants, 30 eme anniversaire !

Il se murmure depuis quelque temps que le Château de Gourgazaud monte à Paris à la fin de l’année.

Et oui, c’est décidé, le billet de train est acheté, les doudounes et écharpes sorties des placards, le plan du métro en poche, nous fermerons quelques jours le bureau et monterons à Paris pour participer au Salon des Vignerons Indépendants qui se tiendra du 27 novembre au 1er décembre 2008 à la Porte de Versailles.

A cette occasion c’est avec plaisir que nous vous recevrons sur notre stand n° L21 afin de vous faire déguster nos vins.

Alors venez nombreux faire la fête avec nous et partager ce dernier coup de l’étrier avant la fin de l’année, mais aussi ce coup de l’amitié, de la fraternité ainsi que nos coups de cœur de l’année 2008.

Amicalement et à bientôt,

Hélène et Laetitia.

vendredi 7 novembre 2008

A la cave

Au Château de Gourgazaud, vous entrez dans la cave comme on entre en religion.
Dans la pénombre de la cave de curieux chapeaux se détachent du sol.
Ce sont les chapeaux des cuves de vinification dans lesquelles, il y a quelques jours encore, la noria de petites bennes de raisin y déposait les grains bien mûrs.

Une cuve par parcelle et chaque cuve bien identifiée.
A leur arrivée, les raisins sont toisés du regard par Francis ou Frédéric.
Ils notent leurs couleurs, leurs degrés et leurs poids.
L’alchimie commence.
Après quelques jours, les jus en fermentation sont alors remontés quotidiennement au dessus des cuves afin d’asperger le chapeau de marc constitué des parties solides du raisin.



Le cœur du vin se met à battre lentement.
Tendez l’oreille et écoutez les cuves frémir.
Les vins nouveaux qui révèleront au fil des jours leur nature profonde commencent à chanter leur cantique.
Mais, laissons passer l’hiver et les différentes opérations de remontage, décuvage et pressurage pour découvrir avec vous en 2009, les nouveaux vins du Château de Gourgazaud.

mardi 28 octobre 2008

Pour le plaisir des yeux



lundi 27 octobre 2008

Bons Chemins !

Le Château de Gourgazaud et les Grands Chemins, http://www.les-grands-chemins.com/, vous invitent à vivre des instants mémorables.

A portée de main, de superbes paysages et des sites patrimoniaux d’exception.


Un autre plaisir , celui de parcourir le chemin des expositions qui vous mènera au Château de Gourgazaud où le peintre Tony Harding a accroché ses œuvres minimalistes et abstraites dans le décor familial du Château de Gourgazaud.

Blog de Tony Harding : http://tony-fromhere.blogspot.com/





jeudi 23 octobre 2008

Exposition au Château de Gourgazaud



Au Château de Gourgazaud, nous exposons les oeuvres de Tony Harding du samedi 25 octobre au 5 novembre de 14h00 à 18h30.





mercredi 1 octobre 2008

Un événement de taille !

Au Château de Gourgazaud, les vendanges battent leur plein.

Elle est arrivée, en absence de discrétion, toute vêtue de bleu pétrole, haut perchée et impatiente de défiler entre les rangées de vignes.
Impossible de passer inaperçue avec ses 3.51 mètres de haut, ses 5.18 mètres de long, ses 3.49 mètres de large et ses 7,795 tonnes d’acier.
Mais, quelle fière allure elle a quand, dès « potron-minet », elle s’élance à la conquête des rangées de vignes des futurs vins blancs et rouges du Château de Gourgazaud, ses 130 chevaux domptés tantôt par Michel, tantôt par Thierry.

Elle enjambe les vignes, secoue les ceps avec précision, avale les jolis grains dorés, trie les feuilles ou les gastéropodes, et dépose délicatement les jolies baies bien mûres dans les bennes tractées jusqu’à la cave par Isabelle et Guy.


Tout un art que celui de savoir maîtriser cette machine aussi impressionnante que docile, mais aussi quel paradoxe au regard du discours poétique et mystérieux, tout empreint de tradition, que nous vous tenons habituellement à propos de l’alchimie du vin.



Peut-être me direz vous que le travail de la machine ne vaut pas celui de l’homme.
Et bien non, car au Château de Gourgazaud, c’est justement la machine qui permet de vendanger chaque parcelle à maturité optimale, en passant, de jour comme de nuit, au moment précis où les grains sont parfaitement mûrs pour se détacher naturellement des grappes, laissant sur les ceps les drôles de squelettes que constituent les rafles.

Ne vous inquiétez pas, ils renaîtront l’année suivante… mais ceci est une autre histoire.

La qualité de cette vendange au Château de Gourgazaud, sans rafle, ni feuille, apportera à nos futures cuvées la finesse des tanins et des arômes éclatants.
La récolte est parfaite. Les grains semblent être rangés comme des perles dans une boîte à bijoux.
A la cave du Château de Gourgazaud, Francis, Frédéric et André n’ont plus qu’à officier.

Mais, suivez moi et allons dans les chais goûter les premiers jus sucrés qui, au fil des jours, vont laisser percer l’ébauche de chacune de leurs personnalités…..

mardi 2 septembre 2008

Les 1 an du blog

Faire un bilan en septembre c'est inhabituel et pourtant cela fait déja un an.

Un An et 400 kms parcourus à pied dans les vignes, 2.280.000 coups de sécateurs donnés, 40 tonnes de gravier de marbre de Caunes étirées dans la cour, plus de 400 000 bouteilles embouteillées, le tour du monde de nos clients… le blog du Château de Gourgazaud a déjà un an !

Mais que s’est-il passé d’autre dans le monde en un an ?

Dans l’univers ou, plus précisément, dans notre galaxie, la terre a effectué son petit tour complet du soleil…Ce n’était pas la première fois et ce ne sera pas la dernière…

En France, Nicolas Sarkozy a épousé Carla Bruni…
Au Château de Gourgazaud, à la fin des vendanges après le traditionnel dîner en musique : Céleste est née.

A Cannes, la Palme d’Or a été attribuée au film de Laurent Cantet « Entre les murs »…

Au Château de Gourgazaud, la Cuvée Quintus a obtenu la Médaille d’Or au Concours des Grands Vins du Languedoc Roussillon…

En Chine, Alain Bernard a remporté 3 médailles olympiques tout en s’offrant le luxe de panacher les 3 métaux : Or, Argent et Bronze…

Au Château de Gourgazaud, les Juniors (Vignes blanches et Vignes rouges) ont fait leur entrée en scène en fanfare…

A Marseille, Arnaud et Nathalie ont adopté un Sharpei sans faire un pli…

Au Château de Gourgazaud, l’exubérant Viognier de « La Vigne de ma Mère » a produit 800 bouteilles …

En France, l’An 1 du Grenelle de l’Environnement a marqué nos esprits…

Au Québec, le 400ème anniversaire de la fondation de la ville a été fêté dans la liesse…

A la cave, les vendanges de nuit ont commencé avec les blancs : pas de temps à perdre. Nature oblige, le cycle reprend.
Alors, à dans un an !!! Et merci encore de suivre notre aventure.


Et, au Château de Gourgazaud, l’équipe, la famille et quelques ami(e)s venu(e)s du bout du monde ont soufflé la bougie du 1er Anniversaire du Blog !